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Taxe de séjour en France 2026 : guide par région

19 avril 2026 · Lecture ~7 minutes · Réglementation

La taxe de séjour est l'un des casse-têtes administratifs les plus fréquents pour les hôtes de gîtes, chambres d'hôtes et locations saisonnières en France. Chaque commune fixe son propre tarif dans les limites nationales, la plupart y ajoutent une taxe additionnelle départementale (souvent 10 %*), et l'Île-de-France applique en outre une taxe régionale additionnelle (15 %*). Résultat : les écarts d'une commune à l'autre peuvent être importants. Dans ce guide, nous présentons de façon indicative les barèmes nationaux 2026, les tarifs observés dans quelques villes touristiques, les exonérations légales, la façon dont Airbnb et Booking peuvent reverser la taxe à votre place, et comment automatiser son calcul via un PMS.

Données indicatives — vérifiez toujours auprès de la mairie : les tarifs et pourcentages de ce guide sont indicatifs, fondés sur des sources publiquement disponibles, et peuvent ne pas refléter la délibération en vigueur. Les tarifs sont votés chaque année avant le 1er juillet pour l'année suivante et peuvent varier selon la saison. Avant d'émettre vos factures, consultez toujours la délibération de votre commune ou la plateforme officielle collectivites-locales.gouv.fr.
Légende : les chiffres marqués d'un astérisque (*) sont indicatifs et non vérifiés auprès des sources officielles — consultez toujours la commune concernée avant de les appliquer.

Qu'est-ce que la taxe de séjour

La taxe de séjour est un impôt local perçu par la commune (ou l'EPCI — communauté de communes) auprès des voyageurs qui séjournent dans un hébergement à titre onéreux. Elle a été créée en 1910 pour financer les équipements touristiques des stations thermales et s'est étendue à la plupart des communes touristiques françaises. Aujourd'hui, environ 6 000 communes l'appliquent.

L'hôte (l'hébergeur) n'est pas le redevable de la taxe : c'est le voyageur qui la paie. Mais l'hôte est le collecteur légal : il doit l'encaisser, la reverser à la commune et tenir un registre. Cette obligation s'applique à tous les hébergements touristiques : hôtels, résidences de tourisme, meublés classés, meublés non classés, chambres d'hôtes, villages vacances, campings, auberges de jeunesse.

Les deux régimes : tarif réel vs tarif forfaitaire

Chaque commune choisit entre deux régimes pour collecter la taxe :

Pour la grande majorité des gîtes, chambres d'hôtes et meublés de tourisme, le régime applicable est le tarif réel. C'est celui que je détaille dans la suite.

Barèmes nationaux 2026

Chaque commune fixe son tarif à l'intérieur des fourchettes nationales définies par la loi. Voici les plafonds en vigueur en 2026 (par personne et par nuit) :

Catégorie d'hébergement Tarif minimum Tarif maximum
Palaces 0,70 €* 5,00 €*
Hôtels, résidences, meublés 5 étoiles 0,70 €* 3,75 €*
Hôtels, résidences, meublés 4 étoiles 0,70 €* 2,90 €*
Hôtels, résidences, meublés 3 étoiles 0,50 €* 1,65 €*
Hôtels, résidences, meublés 2 étoiles · villages vacances 4/5* 0,30 €* 0,99 €*
Hôtels, résidences, meublés 1 étoile · chambres d'hôtes · auberges collectives 0,20 €* 0,85 €*
Terrains de camping 3/4/5 étoiles 0,20 €* 0,66 €*
Terrains de camping 1/2* · ports de plaisance 0,20 €* (tarif unique)
Cas particulier — hébergements non classés : pour les meublés de tourisme non classés ou en attente de classement, le tarif n'est pas forfaitaire mais proportionnel. La commune fixe un pourcentage entre 1 % et 5 % du coût de la nuitée hors taxes par personne. Ce montant est plafonné au tarif le plus élevé adopté par la commune (souvent celui des hébergements 4 étoiles). C'est cette règle qui a fait grimper la taxe sur Airbnb à Paris après 2019.

Tarifs dans les principales villes touristiques

Voici les tarifs effectivement appliqués en 2026 dans quelques grandes villes françaises (tarif communal pour meublé de tourisme non classé, avant taxes additionnelles) :

Ville Région Tarif (non classé) Taxe add. départementale
Paris Île-de-France 5 %* du prix (plafond 5,00 €*) 10 %* + 15 %* régionale
Nice PACA 5 %* (plafond 2,90 €*) 10 %*
Cannes PACA 5 %* (plafond 2,90 €*) 10 %*
Marseille PACA 5 %* (plafond 2,90 €*) 10 %*
Lyon Auvergne-Rhône-Alpes 5 %* (plafond 2,53 €*) 10 %*
Bordeaux Nouvelle-Aquitaine 5 %* (plafond 2,30 €*) 10 %*
Toulouse Occitanie 5 %* (plafond 2,30 €*) 10 %*
Saint-Malo Bretagne 5 %* (plafond 0,85 €*) 10 %*
La Rochelle Nouvelle-Aquitaine 5 %* (plafond 1,65 €*) 10 %*
Chamonix Auvergne-Rhône-Alpes 5 %* (plafond 2,90 €*) 10 %*
Biarritz Nouvelle-Aquitaine 5 %* (plafond 2,90 €*) 10 %*

Ces chiffres sont indicatifs : chaque commune vote ses tarifs chaque année avant le 1er juillet pour application l'année suivante. Vérifiez toujours les tarifs exacts sur le site de votre commune ou sur la plateforme officielle collectivites-locales.gouv.fr.

Taxes additionnelles : départementale et régionale

Taxe additionnelle départementale (+10 %)

Presque tous les départements français appliquent une taxe additionnelle de 10 % sur le montant de la taxe de séjour communale. Elle est collectée par la commune en même temps que la taxe principale et reversée au département, qui l'utilise pour financer la promotion touristique départementale.

Exemple : si la commune fixe le tarif à 2,00 € par nuit, vous facturez en réalité 2,20 € (2,00 € + 0,20 € départementale). Les plateformes OTA gèrent ça automatiquement, mais si vous collectez manuellement, il faut l'intégrer dans votre calcul.

Taxe additionnelle régionale Île-de-France (+15 %)

Depuis 2019, la Région Île-de-France perçoit une taxe additionnelle de 15 % sur la taxe de séjour communale, en plus de la taxe départementale. Elle s'applique à tous les départements d'Île-de-France (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Essonne, Yvelines, Val-d'Oise, Seine-et-Marne) et finance le réseau de transport du Grand Paris Express.

Concrètement, un voyageur qui séjourne dans un meublé non classé à Paris avec un prix de 150 € la nuit paie :

Pour un couple qui reste 3 nuits à Paris, c'est 37,50 € de taxe de séjour uniquement. C'est pourquoi les hôtes parisiens doivent absolument communiquer le montant en amont dans leurs conditions pour éviter les mauvaises surprises au check-out.

Exonérations légales

La loi prévoit des exonérations obligatoires pour certaines catégories de voyageurs. Vous ne devez pas leur facturer la taxe :

Attention : l'exonération des mineurs est obligatoire et s'applique partout en France. Si vous facturez la taxe de séjour pour un enfant de moins de 18 ans, c'est une erreur qui peut vous valoir un remboursement et une contestation du voyageur, voire un signalement à la commune. Tous les PMS sérieux appliquent automatiquement l'exonération si vous saisissez la date de naissance du voyageur.

Airbnb et Booking : collecte automatique

Depuis la loi Elan (2018-2019), Airbnb, Booking.com, Abritel, Vrbo et la plupart des plateformes OTA peuvent être tenues de collecter et reverser elles-mêmes la taxe de séjour pour les hébergements non classés dans les communes qui appliquent le régime au tarif réel. Lorsque ce mécanisme s'applique :

Cette asymétrie crée beaucoup de confusion. Un bon PMS doit savoir distinguer les réservations OTA (où la taxe a déjà été collectée par la plateforme) des réservations directes (où vous devez la collecter vous-même), et ne pas la compter deux fois.

À savoir : pour les hébergements classés (meublés de tourisme 1 à 5 étoiles), les plateformes ne collectent pas automatiquement : c'est toujours à l'hôte de collecter et reverser. Cette distinction classé / non classé est la source numéro un d'erreurs dans la comptabilité des petits hôtes.

Comment déclarer et verser

Le reversement à la commune se fait généralement en deux échéances annuelles : avant le 1er juillet pour le premier semestre et avant le 1er janvier pour le second semestre. Certaines communes demandent un versement mensuel ou trimestriel — vérifiez auprès de votre mairie.

La déclaration doit inclure :

La plupart des communes ont mis en place un téléservice de déclaration en ligne. Paris, Nice, Lyon, Marseille, Bordeaux et les principales stations touristiques ont toutes des portails dédiés accessibles avec vos identifiants d'hébergeur (numéro d'enregistrement de meublé, SIRET, etc.).

Sanctions en cas de manquement

Le Code général des collectivités territoriales (CGCT) prévoit des contraventions de la 4e classe en cas de manquement à l'obligation de collecte et de reversement :

Les montants exacts dépendent du cadre réglementaire en vigueur et de la classification de la contravention — référez-vous au CGCT et aux textes d'application.

Dans la pratique, les communes privilégient d'abord les rappels et régularisations avant les sanctions pécuniaires, mais elles se durcissent en cas de récidive ou de mauvaise foi manifeste. Paris, en particulier, a mis en place des contrôles systématiques des hébergements meublés non enregistrés.

Automatisation via un PMS

Calculer manuellement la taxe de séjour devient rapidement ingérable dès que vous avez plus de deux unités ou que vous combinez canaux directs et OTA. Les points qui doivent être automatisés par un bon PMS :

Fonction Ce que fait le PMS
Tarif par commune Applique automatiquement le tarif exact de votre commune (avec maj annuelle)
Taxes additionnelles Ajoute automatiquement les 10 % départementale et 15 % régionale IdF si applicable
Exonération mineurs Exclut automatiquement les enfants de < 18 ans du calcul
Distinction OTA / direct Ne facture pas la taxe sur les réservations où la plateforme a déjà collecté
Plafond proportionnel Applique le plafond de 5 % du prix de la nuit pour les non classés
Déclaration Génère un rapport semestriel prêt à envoyer à la commune

Temps moyen de préparation de la déclaration semestrielle : 2-3 minutes avec un PMS, contre 3-5 heures manuellement pour un gîte de 3 unités avec un mix de clients OTA et directs. L'économie devient significative dès la première saison.

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Questions fréquentes

Dois-je facturer la taxe séparément ou l'inclure dans le prix ?

Les deux options sont légales, mais la pratique recommandée est de la faire apparaître séparément sur la facture, pour la transparence vis-à-vis du client et pour que votre comptabilité sépare clairement le chiffre d'affaires de l'hébergement (soumis à TVA le cas échéant) de la taxe collectée pour le compte de la commune (hors TVA).

Un enfant de 17 ans qui voyage seul doit-il payer la taxe ?

Non. L'exonération des mineurs s'applique quel que soit le contexte : mineur accompagné ou mineur seul. Le seul critère est l'âge au moment du séjour.

Si je fais du tarif réel et qu'un mois je n'ai aucun client, dois-je déclarer ?

Oui. Vous devez déclarer zéro nuitée si la commune vous impose une déclaration périodique. C'est une déclaration "néant" mais elle est obligatoire dans certaines communes, et son absence est sanctionnable.

Un voyageur qui reste un mois paie-t-il la taxe pour tout le séjour ?

Oui, la taxe de séjour s'applique à chaque nuit passée dans l'hébergement, sans limite de durée. Certaines communes ont toutefois mis en place un plafond (par exemple 7 nuits consécutives taxables) pour les séjours longs — vérifiez le règlement de votre commune.

Comment savoir si Airbnb ou Booking a déjà collecté la taxe pour ma réservation ?

Airbnb affiche le détail de la taxe collectée dans le récapitulatif de chaque réservation (section "Taxes reversées aux autorités locales"). Booking.com l'affiche dans l'extranet, onglet "Finance" → "Factures". Si votre PMS est bien connecté au channel manager, l'information est importée automatiquement et la taxe n'est pas ajoutée une deuxième fois.

Et pour la Belgique ?

La Belgique applique une taxe de séjour communale distincte du système français, avec des tarifs généralement plus simples (souvent un forfait par personne et par nuit, entre 1 € et 4,50 € selon la commune). Bruxelles applique en plus la "taxe sur les hébergements touristiques" de la Région bruxelloise. Les plateformes OTA collectent également pour vous dans la plupart des communes wallonnes et bruxelloises depuis 2020.

Conclusion

La taxe de séjour est complexe non pas en soi, mais parce qu'elle combine quatre variables : la commune, la catégorie d'hébergement, les taxes additionnelles et l'âge du voyageur. À la main, c'est une source inépuisable d'erreurs et de disputes au check-out. Automatisée via un PMS qui connaît votre commune, qui applique les exonérations et qui distingue les canaux OTA du direct, c'est un non-sujet : vous percevez la taxe correcte à chaque réservation, vous générez la déclaration semestrielle en deux clics, et vous ne risquez ni de sous-déclarer (sanction commune) ni de sur-facturer (contestation client).

Si vous gérez 1 à 20 unités et que vous voulez éliminer ce casse-tête, choisissez un PMS qui (a) a les tarifs de votre commune préchargés, (b) gère la taxe régionale Île-de-France si applicable, (c) applique automatiquement l'exonération des mineurs, (d) distingue les réservations OTA (où la taxe est déjà collectée) des directes. Sans ces quatre points, vous gérerez la taxe à la main et vous finirez par faire des erreurs.

Avertissement : les informations de ce guide sont indicatives et s'appuient sur des sources publiquement disponibles (CGCT, délibérations communales, portail officiel collectivites-locales.gouv.fr). Les tarifs, exonérations, taxes additionnelles et amendes peuvent avoir été mis à jour depuis la publication. Avant toute application, consultez les sources officielles : délibération de votre commune, portail des collectivités locales et, pour les réservations OTA, l'extranet de la plateforme concernée. Vezpa n'est pas responsable d'erreurs ou d'omissions — la responsabilité de la collecte et du reversement incombe à l'hôte.